echauguette-saint-evarzec

Extrait du livre "Digne les Bains de A à Z" de Guy Reymond.

 " Le château était construit sur la partie la plus haute du rocher. Mais lorsque Gassendi le décrit en 1654 , " il n'en reste plus qu'un mur, quelques voûtes et des décombres".... Les guerres de religion sont la cause de ces ruines. En 1576, le château épiscopal tombe aux mains des calvinistes - les protestants - et l'évêque cesse alors d'y habiter. Mais le château n'est pas détruit pour autant. En octobre  1589, la ville est occupée par les ligueurs -royalistes - et le fort de l'évêché est repris...  Les Dignois demandent sa démolition afin de ne plus courir le risque d'être à nouveau attaqués. En vain, des travaux de fortifications sont entrepris aux murailles et au fort. l'occupation va durer jusqu'en novembre 1591 où la ville est à nouveau occupée par les calvinistes. Des brèches sont faites aux remparts....  Et l'occupation durera jusqu'en novembre 1595, les Dignois ayant du mal à trouver l'argent pour rembourser les frais de campagne et de siège aux calvinistes. Les dégâts causés au fort de l'évêché ne furent pas réparés et celui-ci tomba rapidement en ruine."

Petit extrait de l'anneau de Saint-jérôme

  Relevée de sa génuflexion devant la chapelle des Sieyes, la procession, portant aux cieux flambeaux et cantiques, reprit son défilé jusqu’à la cité de l’Évêché.

  La porte de Provence franchie au Pied-de-Ville, les pèlerins d’Oyse s’engagèrent dans l’étroit sentier du Mitan pour grimper jusqu’au pied du château par le quartier juif.

  C’était la première fois qu’Ercilie pénétrait à l’intérieur des remparts du Rochas. De son côté, la Clermonde n’avait que de lointains souvenirs de ses périodes de mendicité dans les andrônes du quartier de la Glacière.

  Le château n’avait plus rien de majestueux et la Clermonde fut déçue car il n’y avait pas besoin d’être architecte pour constater la misère des murs troués, rafistolés et perdant de gros blocs de pierres à plusieurs endroits. Les deux échauguettes d’angles crevaient de ruine.

  Elle entendit alors l’abbé Fabri expliquer à ses ouailles que le château avait été attaqué au canon à plusieurs reprises par les calvinistes et qu’ils avaient même réussi à en déloger Monseigneur pendant quelques années avant l’arrivée de la Sainte-Ligue.